Yellowstone 2013: Récit de voyage 6/11, jeudi 23 mai

Réveillés de bonne heure, nous prenons notre dernier petit-déjeuner maison: cookies, jus d’orange. Nous partons ensuite marcher pour admirer la vue panoramique des geysers de Old Faitful. La vue est magnifique, on prend conscience que ce sont nos derniers instants dans le parc et qu’on n’aura pas l’occasion de revoir de sitôt de tels paysages.

Arrivés au bout du parcours, un peu esssouflés car la pente est abrupte, on aperçoit un vieux monsieur qui fume sa pipe, assis, sur un rocher. Il engage la conversation et nous indique qu’il vient une fois pas an ici, pour se ressourcer. Il vient de Santa Barbara, Californie. Notre accent le fait sourir. On redescend vers le geyser et on fait une marche de plusieurs miles au milieu de petits geysers et bassins d’eau chaude. Comme il est très tôt, on ne rencontre presque personne. En rentrant à l’hôtel, on croise deux bisons, sur la pelouse de l’hôtel, qui broutaient serainement. On est à moins de dix mètres d’eux, on se prend en photo et on se fait rappeler à l’ordre par un ranger qui nous demande d’accélerer le pas pour ne pas risquer de se faire charger. De près, on croirait vraiment des peluches, on n’a pas l’impression que c’est un animal sauvage.

Avant de quitter le site, on s’arrête au magasin souvenir de l’hôtel pour ramener des cadeaux à nos parents, mais il n’y a rien d’exceptionel. Il y a une vitrine de bijoux réalisés par des Indiens et je remarque de jolies boucles d’oreilles en argent. Comme les prix ne sons pas indiqués, je pense que c’est cher, alors je décide de passer mon chemin mais la vendeuse me propose de les essayer. Finalement je les prend, elles sont magnifiques et ne coûtent que 45 dollars.

On s’arrête de nouveau au Grand Prismatic Spring et Biscuit Bassin et nous ne pouvons toujours pas profiter du site. A croire qu’il y a un micro-climat uniquement sur cette zône. Le vent est toujours aussi violent et il fait très froid, alors on décide de quitter le parc. On a vu des sites magnifiques et on repart avec pleins de souvenirs.

On prend la sortie ouest du parc, pour rejoindre Idaho Falls à environ 250 km de là. Cette partie du voyage nous a semblé très compliquée à organiser depuis la France. On voulait voir le lac de Salt Lake City mais il était trop loin du parc. Alors on a décider de s’arrêter entre deux mais… il n’y a absolument rien entre deux. Il y avait bien Jackson Hall, mais c’était montagneux et on avait peur de perdre du temps à cause de la neige (surtout qu’on était pas équipé pour). Donc, par dépit, nous avons choisi Idaho Falls, qui semble être une petite ville. Les villages sont rares et on doit s’arrêter pour manger. D’un commun accord, on avait décider de manger italien, car on a mangé que des hamburger depuis le début du séjour. Finalement, on apprend sur la route que l’Idaho est le pays de la patate (ils ont même un musée de la patate!) alors ce serait dommage de ne pas essayer les spécialités locales! Bref, Ludo aperçoit un drive-in typique à un croisement et on décide de s’y arrêter, car il adore les patates! On rentre donc dans le Frostop. Le restaurant est très petit: il n’y a que quatre tables et le comptoir. On décide de s’installer au comptoir. Sur le mur d’en face se dresse la carte. Elle est très longue car ils proposent de nombreux hamburgers, alors il nous faut quelques minutes pour faire notre choix. Les trois serveuses s’activent dans la cuisine pour préparer nos plats et nous pouvons les observer depuis le comptoir car la cuisine n’est qu’à un mètre de nous. Je ne sais pas comment elles font pour se déplacer dans un espace si petit, d’autant qu’elles ont toutes un physique très imposant. En moins de cinq minutes, on nous sert le hamburger frites accompagné du Coca, le tout accompagné de musique Country. Ce n’est pas un mythe, les patates de l’Idao sont absolument délicieuses! Le hamburger est aussi très bon. Il n’y avait pas couverts, donc on a du le manger avec les mains, ce qui est une véritable prouesse. Deux hommes se sont installés à côté de nous et ont avalé leur hamburger en moins de cinq minutes, le tout en discutant tranquillement; je ne sais vraiment pas comment ils font! Depuis le comptoir on pouvait apercevoir le drive. C’est certainement très banal pour les américains mais pour nous c’est assez étrange. Il s’agit d’un abris qui ressemble un peu à nos stations services. Les voitures s’alignent sous l’abris et les serveuses les rejoignent pour prendre la commande. Les serveuses rentrent dans le diner pour préparer les commandes et les ramènent aux voitures. Et là, on s’attend à ce que les gens prennent la route avec leur repas, mais pas du tout, ils restent tous assis dans leur voitures, alignés les uns à côtés des autres et avalent rapidement leur repas.

On reprend la route direction Idaho Falls et, comme on s’y attendait, cette ville n’a rien d’exceptionnelle. Nous nous rendons à l’Hotel on the Falls pour déposer nos affaires et celui-ci est en harmonie parfaite avec la ville: médiocre. Nous avons la malchance d’être accueuillis par une stagiaire qui nous a mal indiqué notre chambre. Résultat, après avoir déambulé dans tout l’hôtel, nous retournons à l’acceuil pour qu’on nous explique où se trouve la chambre. Une responsable nous explique que ce n’est pas dans ce bâtiment, mais dans une annexe à côté de ce bâtiment. L’annexe en question ressemble à un motel à l’abandon. La chambre est sombre et semble être restée figée dans les années 80. Les femmes de ménages viennent en catastrophe nettoyer la chambre qui semble être restée fermée tout l’hiver. Bref, la chambre est vraiment pas top alors nous décidons de nous balader dans une galerie commerciale. Ludo recherche des baskets, les siennes ayant tout simplement explosées dans la valise pendant le voyage! Et comme on limite au maximum le supreflux, il n’avait que cette paire de basket pour le séjour, en dehors des chaussures de marche, idéales pour Yellowstone mais très peu pratiques en ville. Et là, il trouve son bonheur chez JC PENNY. Les américains ont la très bonne idée de faire, pour chaque poiture, des models classiques ou alors plus larges. Pour chaque pointure, vous avez donc deux types de largeur. Très astucieux!

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